mardi 30 août 2016

Un geste d'amour, de risque, de foi inconditionnelle


Sire, Ton envie de créer sous le soleil du ciel une Terre
et de la peupler d'une créature faite à Ta ressemblance
entourée de faune, de flore : d'où T'est venu cette idée ?

N'est-ce pas que Tu voulais partager Ta félicité
avec un être libre issu de Ta toute-puissance
en un geste d'amour, de risque, de foi inconditionnelle ?

Alors Tu as crié fiat lux et la lumière fut
un firmament départageant les eaux supérieures
des eaux inférieures pour que soient les continents

Tu as dit : "Faisons l'homme à Notre image" car Tu as cru
et vu Tes enfants faire ce que Tu désirais de tout Ton cœur :
Te ressembler, boire Ta béatitude, partager Ton sang

Sire, je ne suis pas digne de Te recevoir mais dis seulement un mot
et je serai guéri de mes maux, vices, tares, cécité et chienlit
des taches aveugles dans mes yeux, des colères et rancunes lamentables

Élimine donc ces obstacles à notre union incunable
primordiale, organique comme gauchement tentent de le faire ces vers-ci
en route vers Toi, Toi qui entends mes pauvres cantiques de Ton trône très-haut

lundi 29 août 2016

Les mots amen et alléluia


Dieu, Il est l'Éternel, né d'une femme et Il reste avec nous tous les jours
Amen est Son nom, sous les cieux Lui seul garantit un réel secours

Qui donc donne l'oxygène aux poumons, le sang au cœur
la lumière à l'œil, l'esprit rédempteur au pécheur ?

Chaque aube est plus intense, Tu restes avec nous selon Ta promesse
et m'entends Te chanter ardemment ici ces strophes de liesse

Sans Ton souffle créateur jamais mes yeux n'auraient contemplé le spectacle
de la Création ni mon ouïe capté du chant des pinsons le doux miracle

J'aurais ignoré les dix-mille couleurs de l'arche d'alliance au ciel
privée de la force que Tu as mis dans l'essence de la pimprenelle

Aurais-je connu les foudres et les abîmes dans ma tête
le bonheur de me relever après une chute par trop bête ?

L'infini de l'esprit ? Le désir d'aventure par-delà
l'horizon convenu ? Les mots amen et alléluia ?

dimanche 28 août 2016

Nous savons Majesté comment bat Ton cœur


Sire, Ton beau sourire, à part nourrir l'univers
et maintenir la cohésion des mille éléments
fait bondir de joie la langue de Ta créature

Qui es-Tu mon Dieu ? Un énigme ? Un puits obscur ?
une ténèbre, un abîme, mystère exorbitant
distant, indifférent aux habitants de la Terre ?

Mais non. Tu T'es incarné en fils de Joseph et de Marie
Le Verbe s'est fait chair - Tu as connu le vol des hirondelles
goûté au miel et lait de la terre d'Israël, bu de ses eaux

D'homme à homme Tu as livré Ton cœur sans retenu - bons et beaux
Tes dires enregistrés par ceux qui avaient suivi Ton appel
à qui Tu avais promis - et prouvé - la gloire du paradis

Alors, Toi un inconnu ? Ce que la pensée de l'homme peut saisir
de Toi, Tu le lui as donné au prix de Ton corps crucifié
Deux mille ans que nous connaissons le ressort de Ton âme Monseigneur

Vrai, Ta toute-bonté, Ta justice restent insondables, leur grandeur
dépasse l'entendement. Mais désormais nous savons comment Majesté
bat Ton cœur, parle Ta bouche, brûle Ton âme, se définissent Tes désirs

samedi 27 août 2016

Les mots pensés trouvent une voix, un son


Le chat trouve sa corbeille, le chien sa niche
le fleuve rejoint la mer, l'oiseau son nid
le bernard-l'hermite réintègre sa maison

Les mots pensés trouvent une voix, un son
Le Verbe descend comme tombe la pluie
grasse de bénédictions, de vivres riche

Il ne remonte pas avant d'avoir fini Son œuvre
Ses graines atteignent le ciel semé dans la bonne terre
Ses fruits en abondance abreuvent jusqu'au dernier gosier

Vivre est un bail - au bout d'un nombre d'années
à l'expiration mieux vaut rendre exemplaire
le souffle à Celui qui est aux manœuvres

vendredi 26 août 2016

La planète est mûre pour Ton verbe saint


Sire, je le sais, le sang des martyrs rachète l'impiété de l'homme
Tu en es l'exemple même, finement Tu nous as fait comprendre
la marche du réel, manifesté sa vérité immuable

Amen mon Dieu, veuille considérer dans Ton amour miséricordieux atteinte la somme
de ces immenses souffrances de substitution, ces déluges de sang et montagnes de cendres
car quel intérêt à sacrifier sa vie pour ceux faits en acier inoxydable ?

L'heure n'a-t-elle pas sonnée ? N'est-elle pas comble la mesure ?
Tu as fixé un temps au genre humain, ne sommes-nous donc pas à la fin
au dernier instant avant le grand aboutissement ?

La planète est mûre
pour Ton verbe saint
pour Ton avènement

jeudi 25 août 2016

Biffe les ombres trop sombres


Flammes j'avale, feu je respire
en moi résonnent les grondements lointains
Je Te sens Sire qui m'attires
dans les bras de Ton royaume élyséen

Là-bas, même en hiver printemps toujours est été en automne
le crabe y est vaincu et la mort nulle
la musique un air prenant, une chaconne
et moi toute bête et béate d'être là sous Ta bonne férule

Sire, les mérites de mes aïeux doivent être hors du commun
mes faibles vertus ne pèsent rien sur la balance
Si donc il m'est permis de respirer l'ivresse de Ton parfum
c'est bien qu'à mes ancêtres Tu offres leur récompense

Seigneur, daigne néanmoins voir mes efforts
pour être digne de tant de grâce
Ne compte pas trop mes carences mes torts
biffe les ombres trop sombres, efface mes crasses

mercredi 24 août 2016

Par les eaux du baptême et par l'huile d'onction


Consternants, déprimants tous ces gens épiant l'arrivée de l'antéchrist
quand insidieusement celui-ci imprime depuis des siècles déjà
sans vergogne ses sournoises inepties dans la cire de leurs cervelles

Adeptes de Descartes, Newton, Darwin, la logique scientiste
pèse plus lourd que Ta toute-puissance alpha et oméga
finis les miracles : l'ennemi se fait encore plus cruel

Par les eaux du baptême et par l'huile d'onction répandues
sur la tête de Tes enfants, nettoie leur esprit ombreux
qu'ils cessent de suivre de l'adversaire sa doxa fatale

C'est Toi le premier et le dernier, la manne, le jus
le filet qui sauve de la chute quand la foi du preux
se sait aidé par Toi dans sa quête du Graal total