lundi 20 février 2017

La force motrice de la Création


Si le Seigneur ne bâtit la maison en vain les maçons peinent
Si le Seigneur n'anime mon âme en vain je vais sous le soleil
Si le Seigneur ne garde la ville en vain la garde veille
Si le Seigneur ne partage Son esprit en vain pousse ma graine

Heureusement je n'ai pas à m'inquiéter, le saint Très-Haut
est à l'œuvre, Il est la force motrice de la Création
Sa prépotence veille sur mon germe, garde ma maison
Je Le connais : à Golgotha j'entends encore Ses sanglots

Le principe moteur de l'univers S'est manifesté à nous
dans une crèche, a grandi, invité le monde à Son festin
guéri lépreux paralysés aveugles, changé l'eau en vin
donné Sa vie, est ressuscité malgré la mort malgré les clous

C'est Lui qui bâtit ma maison, qui garde mon âme
envoie mon Ange gardien, à ma semence encore donne
une terre riche, de la lumière, un tuteur, de l'eau bonne
à mon for offre Son esprit, Son souffle, Sa flamme

dimanche 19 février 2017

De la paix le Roi, le Prophète, le Grand Prêtre


Sire, comment détruire toutes ces puérilités accrochées par les âges
et les siècles à Ton saint nom ? On en est à Te reprocher d'être
un féroce bourreau au ciel, révoltant, voire d'être du Malin le maître
capricieux, exaspéré, animé par la mesquinerie et la rage
Toi amour pur ! tendre force, de la paix le Roi, le Prophète, le Grand Prêtre

Et qu'est l'homme sinon le fruit gratuit de Ton esprit
le chant de Ta joie champagne, effet de Ta liesse
incarnée dans la chair, les os de l'humaine espèce
mise dans le vase de l'âme, dans le for de l'esprit
pour que l'homme ceigne le diadème de Ta noblesse ?

Qu'est d'autre Adam que l'accouchement dans la poussière
de Ta grandeur ? Ce n'est pas Satan qui a créé l'homme
...Comment rouir ces préjugés, transformer ces grossières
ruineuses opinions préconçues en hymnes en Te Deum
en santé mentale, en force, en esprit ample et clair ?

samedi 18 février 2017

Allume Ta lampe Monseigneur


Que manque-t-il à notre génération ? Mais rien. Gaz à tous les étages
eau courante, chaleur, lumière à volonté, nourriture à satiété
télévision, cinéma, ubiquité téléphonique, véhicule
assurance-vie, congés payés, sécurité sociale, sea, sex and sun

Que manque-t-il à notre génération ? Mais tout. Dans son âme les ravages
de Mammon la condamnent à l'insatiable néant, nez enfoncé
dans la boue de ces indigences, captive de son incontinente bulle
gloutonne, violente, laide - et jamais au grand jamais le moindre jeûne

L'homme absent à lui-même n'est plus un humain
Quand Ton nom disparaît la lumière s'éteint
Souffle Sire sur ces morts, renouvelle leur cœur
efface l'absence, allume Ta lampe Monseigneur

vendredi 17 février 2017

Frisson, ivresse et vertige


Rien de tel pour lancer le jour que de réfléchir Sire à Toi
de respirer Ton nom dans l'air, la terre, le feu, l'eau, dans le chant
des oiseaux, dans le ciel qui se réveille, de ressentir Ton éclat
dans le scintillement déversé sur le juste comme sur le méchant

Pour entamer la nuit rien de tel que d'invoquer Ton nom
Les yeux se ferment ouverts sur Tes merveilles et prodiges
dont Tu combles à chaque seconde le champ de la Création
et qui à l'art de vivre donnent frisson, ivresse et vertige

Puis après les méandres de la nuit revoir Ta lumière
arroser l'or et l'émeraude à l'aube avant l'aurore
et comprendre que l'on participe pleinement à ce mystère
que l'on clôt ou ouvre le jour on se sent eh ! beaucoup moins mort

jeudi 16 février 2017

Une aubade à mon Dieu


La journée ne finira pas sans donner une aubade à mon Dieu
Lui qui me fait vivre à la cime de l'âme, qui sur la crête des vagues
m'ouvre le chemin du paradis où que je sois, quel que soit le lieu
Lui, bonté, qui des méandres de ma vie les branches mortes élague

Non pas un concept fictif Son alliance mais secours suractif, réel
Le Seigneur ne peut que pulser chaleur, tendresse - amour
encore est Sa rigueur, aiguillon salutaire, mesure fraternelle
car Sa justice offre à l'égaré de retrouver la lumière du jour

Celui qui est fier qu'il mette sa fierté dans le Seigneur
comme on met ses biens les plus précieux dans un coffre-fort
Là pas de voleurs ni de mites, plus besoin d'avoir peur
l'âme accède, délivrée, aux richesses de son trésor

mercredi 15 février 2017

La gloire de Ton geste inouï


Sire, quand Tu fus cloué sur le bois, quelle douleur fut la pire ?
Celle du corps ou celle de l'esprit ? Toi le Berger des étoiles
livré aux crocs des croquignols fêlés amateurs de mal
mis à mort par Ta propre créature tant aimée en délire !

Ta mère, Ta tante, Marie-Madeleine et le disciple que Tu aimais
se tenaient-là pour T'apporter soutien, amour, aide, consolation
Tout n'était pas perdu, le Royaume par eux allait changer l'horizon
des habitants de la Terre, changer l'esprit du mal en désir de paix

Tu revois l'histoire d'Adam depuis sa chute, Noé, Abraham
À nouveau Tu entends la pierre de fronde fendre le front du
Goliath, Tu passes l'histoire d'Esther à Babylone en revue
et vois les colonnes du temple de Salomon le Sage partir en flammes

Puis par Ton incarnation l'univers bascule dans le Royaume promis
par les prophètes, les rois et les prêtres, par le sang sacré de Ta chair
Par Ton sacrifice l'avenir s'ouvre, la vieille histoire de la Terre
y trouve sa fin, sa plénitude dans la gloire de Ton geste inouï

mardi 14 février 2017

Le bonheur de Te connaître Seigneur


Ah le bonheur de Te connaître Seigneur, au moins de comprendre
la grandeur de Ton nom, la folle extravagance de Ton saint silence
omniprésent, omnipotent, omniscient, soutien, discrète présence
essentielle à mon âme à ma chair, garantie d'amour tendre

L'or et l'azur, l'émeraude, le soleil, la lune brillent
davantage, leur éclat rajoute à la lumière la joie
de révéler Tes merveilles - des volatiles les trilles
se font grands orgues et chaque jour le plaisir s'accroît

Ton bon air chasse le spleen, nettoie les narines, aère les cellules
neurones et artères - avec l'eau de jouvence il régénère
l'esprit et la chair, un souffle léger parfumé stimule
l'élan du cœur dans sa quête d'absolu, lui donne du nerf

Finis les ambiguïtés, brouillards et nuages, le flou
laisse la place au net, adieu hypnoses, bonjour pinsons
Esprit et corps sont comme ciel clair cristal, tout se dénoue
dans le moiré de Ton amour - silence, plus de questions

Pour Te rendre grâce chaque oiseau chante sa propre chanson
et moi Sire je chante Ta grandeur inimaginable
ses féeries et tendresse, sa justice, l'élévation
l'alliance avec moi, énigmatique, insondable