samedi 3 décembre 2016

À Ta ressemblance l'homme fut créé éternel


Pitié pour ceux qui disent "Bah, une fois mort je serai mort point barre
Je n'aurai plus de conscience de moi-même, la lumière s'est éteinte
ce qui fut moi se désagrège dans le zéro rien total"

Leur certitude m'amuse, cette foi de carnaval
est une foi qui au lieu de combler porte atteinte
à la santé mentale, réduit l'homme à un crevard

Qu'est donc l'homme qui se mutile volontairement, s'ampute
du ciel, ne retient que la terre, s'en soûle sans plus de mesure
quand la vie ici-bas prépare à la vie après trépas ?

Sire, non, Tu n'as pas créé la mort, Tu es le Dieu vivant d'en-haut comme d'en-bas
La mort n'existe pas, l'immortalité est à la base de l'humaine nature
À Ta ressemblance l'homme fut créé éternel, infini tout azimut

vendredi 2 décembre 2016

Audace à-Dieu-va


Certes Seigneur chacun est responsable de son âme, en charge de son salut
invité à épanouir ses talents à la mesure de ses capacités
Pourtant Tu sais aussi que les contemporains ont définitivement perdu
toute notion de Ton existence, le sens de leur propre intime identité

Que peut-il donc arriver dans cette galaxie métalloïde
cadenassée ? Le mot "Dieu" crispe, fâche, les fait sortir de leurs gonds
Ta loi leur court sur les nerfs, ils ferment leur esprit et névroïdes
aggravent leur cas, creusent leur néant, organisent leur propre destruction

Sire, je ne m'appelle pas Savonarole, j'aime les créatures humaines
autant que je m'aime moi-même. Mais que faire quand les mêmes au pays sombre
instruisent Ta mort, ruinent la sainte Création, distillent la haine
dynamitent Ton temple, déclarent Ta lumière ténèbres, mortelles ombres

Il n'est pire aveugle que le sourd volontaire - Seigneur, comment retourner sa peau
avec force mansuétude, douceur, persévérance, par une action d'éclat
à faire tomber les écailles, les croûtes, à le libérer une fois pour toutes de l'étau
des grossières aberrations communes avec panache, élégance, audace à-Dieu-va ?

jeudi 1 décembre 2016

Ton poème ouvrira un nouvel âge


Sire, quand donc Ton verbe éliminera-t-il les insensés, les guignols
goujats et autres chefs de Sodome tortionnaires de Ta fille aînée ?
Quand ce pays sourdingue captera-t-il Ton son, non plus dissimulé
mais suprêmement à l'œuvre dans les airs, sous terre, au niveau du sol ?

Cette ère se termine dans le n'importe quoi du chaos des estropiés
d'esprit, des pans entiers s'effondrent sous nos yeux, c'est grand pitié de voir Sire
Ta France adorée se déchirer pour de pareils pingouins, marauds, drôles, sbires
experts dans l'art de détruire à fond Ton jardin béni, tant favorisé

Lorsque le pays embrassera Ta parole il assainira ses marécages
aux pestilences aux relents déclarera la guerre et leur fin - son esprit naturel
lui reviendra, celui jadis donné sans retour par une onction-action venue du ciel
Chassez le naturel il revient au galop - Ton poème ouvrira un nouvel âge

mercredi 30 novembre 2016

Sire du soleil chaud


Majesté, pour l'honneur de Ton nom sur les cinq continents
tant de loyaux, braves, preux, saints, valeureux ont versé leur sang
La terre n'absorbe plus, elle crie son tourment, assez mon Dieu
assez de martyrs, de supplices - à quand le bonheur des cieux ?

Tombent les étoiles, guerres et bouleversements, la géhenne envoie ses décharges
les assises de la Création ont été ébranlées, le ciel s'est déchiré de long en large
Les saints codes ont été violés, à l'aberration générale plus nul frein
l'être humain court après son suicide comme le renard après le lapin

Casse cette ère malheureuse finie, stoppe ces fleuves de sang - la mesure Sire
n'est-elle pas plus que comble depuis deux mille ans ? Étends à présent Ton empire
sur la Terre comme au ciel, un quelque chose de nouveau, quelque chose de beau
une brise de printemps après un dur hiver, le retour Sire du soleil chaud

mardi 29 novembre 2016

La nature de Ton immense cœur


Quelle chance Sire as-tu offert à Sidoine l'aveugle-né
d'ouvrir ses yeux sur Ton visage en première
vision, impression, sensation, sa toute première lumière
lui qui n'avait connu que le noir indistinct brouillé

Quand Sidoine découvre ensuite le bleu du ciel et les fleurs de la terre
il comprend que Tu en es l'origine, le principe premier créateur
Il discerne la Création d'un œil immaculé, cristal clair
sortir de Ton esprit fabuleux selon la nature de Ton immense cœur

Saint Sidoine, de ton abondance de clarté verse un peu dans mon vase
que je voie le Seigneur comme tu le fis, fraîcheur miraculeuse
Fais-moi voir la face du Dieu fort, doux, viril, beau, dense, amène - embrase
mes yeux comme quand Ses lumières réveillèrent tes prunelles chômeuses

Avec les Saintes Femmes tu vins en Provence, à Marseille et à Saint-Maximin
apporter la Bonne Nouvelle de la résurrection du Fils de l'homme tout-puissant
Les pierres ont crié leur joie, tes pas ravissent toujours les pistes, les laies, les champs
Sidoine ! fais que je respire ton odeur, voie le monde par ton œil serein !

lundi 28 novembre 2016

Du paradis la clé sésame


Seigneur, si Ta créature est si éloignée de la Fontaine de Jouvence
c'est qu'elle est arrivée au bout du temps qui l'écarte de son origine
divine. Par érosion sa mémoire a perdu la notion de Ton omniprésence
nourricière, fortifiant les âmes de Tes dix mille vitamines

Pitié pour elle Seigneur ! Ce qui fut n'est plus, impossible de lui reprocher
cette corrosion, l'usure causée par les orages, les tribulations de l'histoire
Quand les repères ne sont plus, comment s'orienter, où trouver la vérité ?
À la place un chaos béant où Ton adversaire occupe le trône de Ta gloire

Le temps inflexiblement descend vers le point zéro - ah mon Dieu le voilà !
Agis Sire pour que Ta créature se tire de ses obscurités assassines
Ne la juge pas, son esprit lui a été enlevée, son cerveau est à plat
des machines la tiennent encore debout dans les ténèbres de ses propres abîmes

Il n'y a que Toi, Dieu, pour remettre le courant, rebrancher la lampe
car Tu sauras réveiller son for divin et ressusciter son âme
Tu sauras par la grâce du Verbe lui redonner un cœur de Ta trempe
Tu lui rendras bien la Fontaine de Jouvence, de l'Eden la clé-sésame

dimanche 27 novembre 2016

Au Royaume l'air est pur, suave


Le Miséricordieux fait tomber la pluie sur le méchant et sur le juste
soleil se lève à l'horizon sans faire de distinction
tous respirent le bon air, les preux, les clowns et les Augustes
mais pas tous circuleront dans les allées de Sion

Arrive immanquablement le moment suprême d'affronter le crible
horrible aux faquins, magnanime aux doux, aux probes simples d'esprit
de bonne volonté, déshypnotisés, libérés de la terrible
radio-activité émise par toute la télé-tyrannie

L'Ange à la balance pèse sans idées préconçues mais tout de suite il flaire
le moisi, les relents - l'odeur de cave masquée par le plus onéreux
des parfums ne passe pas : au Royaume l'air est pur, suave, bleu, clair
n'y entrent que ceux qui terrassent, surpassent leur propre être pernicieux